Textes

Qui sommes-nous ?

Nous sommes des ex-employs de la socit BlueComm, nous fmes les petites mains d’une enqute sur l’« esprit d’entreprise » en Wallonie. Nous avons fait grve pour protester contre nos conditions de travail et une rmunration misrable. Et nous avons gagn. Flexblues est notre identit collective.

a c’tait le pass, maintenant l’avenir est ouvert et d’autres combats se prparent.

Interview de Bob la précaire et d’un activiste anonyme du collectif flexblues

7 décembre 2006
Interview réalisée par la Ligue des Droits de l’Homme  l’occasion de la conférence de presse organisée lors de la remise du Prix Régine Orfinger-Karlin 2006  Bob le Précaire. Jeudi 7 décembre 2006.

Qui tes-vous Bob le prcaire ?

Bob : Je suis Bob la prcaire. Je ne suis personne. Je n’ai ni sexe ni nationalit. Je suis tout le monde. Je suis pauvre, tudiant, migrant, intrimaire ou chmeur. Je suis la pluralit des nouvelles formes de rsistance dans notre socit spectaculaire post-moderne. Mon constat est que la prestation de travail ne se transforme pas seulement d’un point de vue juridique ou quantitatif, mais aussi et surtout qualitativement, investissant toute la vie.

C’est pour cela que la condition de prcarit est non seulement universelle mais aussi existentielle. Mon rle, et d’ailleurs l’essentiel de mon pouvoir, rside dans ma capacit inspirer aux prcaires de toutes conditions le dsir d’entreprendre de nouvelles luttes, fortes et forts de leur crativit, dans le but de dfendre leurs droits, d’en obtenir de nouveaux et de dpasser les formes d’organisation du travail hrites du taylorisme industriel. J’encourage ceux dont la prcarit est organise prolonger et intensifier les actes de rsistance moderne, dvelopper de nouvelles formes de conflits sociaux. Pour affirmer les formes de vies qu’ils opposent au formatage marchand de leurs dsirs.

Parlez-nous de l’enqute qui a inspir l’opration flexblues

LDH : Il s’agissait d’une enqute mene l’initiative d’une fondation belge - la fondation FREE compose du gratin conomique belge - qui a sous-trait la ralisation de cette enqute une socit suisse appele BLUECOMM. En quoi consistait exactement cette enqute ?

Flexblues : Cette enqute portait sur l’esprit d’entreprise chez les jeunes de 15 24 ans en Wallonie et Bruxelles. Elle tait base sur le systme des quotas, c’est--dire que les interviews devaient correspondre certains critres comme l’endroit o ils vivent, leur diplme scolaire, leur profession, etc. Une fois que les enquteurs avaient trouv des gens rpondant aux critres dfinis dans leur fiche, ils devaient leur faire remplir un questionnaire de 100 questions qui traitait de leur rapport au travail et l’esprit d’entreprise, mais aussi de sujets trs divers comme leurs loisirs, leurs rapports avec leur entourage, aux mdias, aux substances illicites, l’enseignement, etc. Bref, une centaine de questions permettant de classer les individus selon 8 catgories (par exemple : «  contre courant », ou « fashion victim ») et d’valuer leur « potentiel entrepreunarial ».

C’est effectivement la Fondation Free, qui est compose entre autres de la Compagnie Nationale Portefeuille s.a., Electrabel, Fortis Banque s.a., GlaxoSmithkline Biologicals s.a., Lhoist s.a., Groupe Siemens Belgique/Luxembourg s.a., Sonaca s.a., qui commanditait l’enqute. Cette fondation avait fait un appel d’offre et a choisi la socit suisse Bluecomm pour sa rentabilit et sa comptitivit. Il s’agit d’une agence spcialise en marketing des jeunes en Suisse. Quant la fondation Free, elle s’est montre dans cette affaire d’une discrtion absolue comme on pouvait s’y attendre, elle et son directeur, M. Bernard Surlemont, personnage qui se prsente comme « professeur d’entrepreunariat » et est bien connu parmi les prcaires rebelles pour avoir cit la phrase « Le talent, c’est avoir envie de faire quelque chose ».

Quelles taient les conditions de travail au sein de cette socit suisse ? Dans quels termes les travailleurs ont t recruts pour raliser cette enqute ?

Flexblues : Au dbut, la proposition de Bluecomm paraissait trs intressante : ils payaient 12 euros par questionnaire correctement rempli, et annonaient qu’il fallait 50 minutes pour faire remplir un questionnaire.

Une des premires choses qui nous a interpells tait l’encouragement travailler au noir : Bluecomm a annonc ses employs qu’ils recevraient 12 euros par questionnaire correctement rempli, c’est--dire 12 euros en cas de travail au noir et 7 euros si le travail tait dclar. Un des coordinateurs de l’enqute a dit explicitement lors d’une runion de prparation qu’il tait prfrable de ne pas dclarer cet emploi.

Ensuite, nous nous sommes rendus compte que pour remplir conscieusement un questionnaire il fallait approximativement une heure et demie. Et plusieurs donnes n’taient pas prises en compte : la participation aux runions prparatoires (2h), le temps et les cots tlphoniques et de dplacement pour trouver des jeunes rpondant aux critres trs prcis de cette enqute mene selon la mthode des quotas, les consommations offertes aux interviews (c’tait un minimum pour que des gens acceptent de rpondre nos questions pendant une heure et demie).

Bref, selon que l’on dclarait ou non notre job, nous tions pays entre 2,5 et 5 euros de l’heure.

Comment est ne l’ide de crer un porte parole collectif sous lequel pouvaient revendiquer l’ensemble des travailleurs de cette socit ?

Flexblues : Bob, tu veux prciser un peu les choses ?

Bob le prcaire : Je me suis manifest auprs des travailleurs de bluecomm parce que leur situation contenait tout ce qui fait aujourd’hui un travail prcaire : employeur partiellement dlocalis, conditions ultra-flexibles, clatement gographique et, pour euphmiser, divergence irrconciliable entre les points de vue quant la valeur et surtout la mesure du travail ralis. Je me suis dit qu’il tait temps que les prcaires gagnent une bataille, mme symbolique, en Belgique, dans la dfense de leurs droits. Pour les dtails pratiques de la lutte, je vous encourage poser la question aux premiers concerns : les travailleurs « flexblues ».

Flexblues : Bob nous a normment aid pour rflchir notre stratgie de lutte. plus particulirement, il nous a fait reconsidrer une question fondamentale de la lutte sur le « lieu » de travail : celle de la reprsentativit. Il tait tres difficile/impossible de lutter avec les moyens traditionnels de reprsentation syndicale en considrant les caractristiques du travail chez Bluecomm : rpartition gographique compltement clate et contrats dure trs limite. Partant de l, il nous fallait une identit capable de soutenir un rapport de force continu, sans pour autant mettre en danger tel ou tel travailleur individuellement. Bob, dans son infinie bont, nous a permis d’utiliser la sienne.

Pour tout dire, Bob nous tait apparu en nous disant qu’ensemble, on allait prendre les patrons leur propre pige, que face un sous-traitant invisible, il nous fallait un syndicaliste nouveau et invisible et que son but tait de parer la stratgie de la socit qui consistait identifier les meneurs d’une action de revendication et les jecter. C’est comme a qu’il nous a convaincu.

Comment concrtement s’est manifest Bob face aux responsables de cette socit ?

Flexblues : En fait, Bob a d’abord dans un premier temps t le vecteur de la mobilisation des employs de BlueComm. Il permettait une communication et des prises de contact moindre risque que les travailleurs en tant qu’individus. Il a ainsi permis de rallier au mouvement une majorit d’enquteurs recruts par BlueComm en communaut franaise.

Ensuite, l’arrt de travail ayant lieu dans des conditions peu habituelles (aucune dclaration individuelle, rtention des questionnaires, absence de communication), il tait important qu’aucun enquteur ne puisse tre stigmatis comme bouc missaire par notre employeur simplement parce qu’il tait porte parole d’un mouvement collectif. Nous n’avions l’poque aucune garantie quant aux normes de validation des questionnaires, ce qui constituait un moyen de pression pour BlueComm. Bob est des lors devenu porte parole du collectif d’enquteurs runis sous le label « flexblues ».

Et ces revendications, quelles taient-elles ?

Flexblues : Elles taient assez simples, finalement : le respect de la lgislation en vigueur en matire de travail. A savoir : la signature d’un contrat de travail en bonne et due forme, une rmunration base sur le temps de travail prest non sur le nombre de questionnaires remplis, l’claircissement de la notion de validit des questionnaires, le remboursement de frais annexes comme les consommations ou les titres de transport et l’instauration d’une dlgation syndicale des travailleurs de bluecomm en belgique (plus de 50) : malgr la brievet extrme de notre engagement, il nous paraissait important d’insister sur ce point, d’obliger, pour des raisons purement symboliques, nos patrons admettre le principe du syndicalisme dans leur bote de culture « nouvelle conomie ».

Et quelle fut la raction de l’employeur ainsi confront un porte parole collectif qu’il ne pouvait identifier ?

Flexblues : On pourrait commencer par souligner que la raction de notre employeur n’a pas t trs surprenante. Notre succs est probablement d’ailleurs fond sur ce point pour une part non ngligeable.

C’est paradoxal pour une socit active dans le secteur de la communication, mais sa raction a t trs mauvaise en termes de relations publiques. Cette raction a d’abord consist nier l’vidence, puis reporter le blme ple-mle sur la complexit de la lgislation belge, sur l’incomptence des enquteurs, voire sur la volont de publicit de quelques meneurs.

Les contrats de travail sont en cours d’laboration. La lgislation belge est difficile. Nous n’avons pas de sige social en Belgique. Mais tout devrait tre rgl d’ici peu. Nous ne comprenons pas cette action d’humeur mene par une bande d’activistes de gauche qui veulent faire parler d’eux. S’ils sont incapables de raliser une enqute en 50 minutes, ils ne sont pas faits pour a.

Voil ce que disait le directeur de Bluecomm...

Du point de vue de l’organisation du travail elle mme, le flou total. Absence de communication de la direction avec les enquteurs (qui taient tous potentiellement de dangereux activistes de gauche) et tentative de rcupration des questionnaires auprs des coordinateurs. Je salue au passage monsieur Plumet (Coordinateur de terrain international chez Bluecomm) qui doit se souvenir de son voyage peu fructueux Lige au lendemain de l’annonce de la grve.

Dans un second temps, l’abri de l’opinion (une des conditions pour une ngociation tant d’ailleurs la censure du nom de BlueComm sur le site web du mouvement), et aprs avoir constat eux mme l’ampleur du mouvement par le peu de questionnaires renvoys, ils ont enfin envisag le rapport de force sa juste mesure. Les conditions taient runies pour que l’on puisse ngocier.

Et comment se passait ce dialogue puisque par dfinition, Bob n’est pas une entit physique mais une construction militante ?

Bob le prcaire : Les prcaires en lutte ont une arme : la crativit et l’imagination leur permettant de transformer une faiblesse en force. Nous sommes invisibles. Soit, soyons invisibles, sans visage, non identifiables. Nous sommes dlocaliss ? Cela ne rendra que plus difficile et plus couteux notre contrle.

Flexblues : Un des avantages de travailler pour une entreprise Suisse, c’est que le patron n’est pas au bout du couloir. L’essentiel du dialogue se fait ainsi au travers de moyens de communications permettant l’anonymat : email, tlphone. Ds le dbut de la grve, Bob a t le seul interlocuteur a parler des revendications applicables tous les travailleurs. l’occasion des rares mais invitables rencontres de visu, plusieurs bob taient prsents, ventuellement masqus, et rarement les mmes plusieurs fois de suite. Situation relativement dstabilisante pour BlueComm qui tait incapable d’identifier son (ses) interlocuteurs.

Et quel fut in fine le rsultat de votre action ?

Flexblues : Nous avons obtenu satisfaction sur 4 des 5 revendications mises en avant. Le rsultat le plus spectaculaire tant probablement le salaire : la rmunration des questionnaires tant (r) tablie sur une base de deux heures, cela revient doubler la rmunration promise initialement par BlueComm. La distinction a t faite entre validit du travail effectu et validit du questionnaire, ce qui garantissait le principe tout fait fondamental selon lequel tout travail mrite salaire : indpendamment de l’usage que l’employeur allait ensuite faire des questionnaires remplis, ils devaient tre rmunrs si la procdure de remplissage avait t respecte. Une somme forfaitaire de 4 € par questionnaire a en outre t dgage titre de frais de transport et consommations durant la passation du questionnaire.

Seule la reprsentation syndicale n’a pas t obtenue, alors qu’il s’agissait de la seule de nos revendications qui n’avait aucun impact financier pour l’employeur. C’est intressant de voir que c’est sur l’enjeu symbolique qu’ils taient le plus rticent satisfaire nos revendications.

Une fois sa mission accomplie, qu’a fait Bob ?

Flexblues : Les dates des contrats que nous avons sign avec BlueComm font qu’officiellement, nous avons tous quitt l’entreprise avant mme d’avoir rsolu individuellement l’application des accords collectifs. Cela fait maintenant plusieurs mois que nous avons quitt la socit. Bluecomm ne travaillant pas spcifiquement en Belgique, aucun de nous n’a t tent par une mutation dans la maison mre Genve. Et Bob est parti inspirer d’autres conspirations de prcaires exploits et domins. Il parait qu’il s’intresse de prs aux chainworkers du cru : HoReCa mondialis et multinationales peu regardantes sur les mthodes de flexibilisation

Et quelles sont aujourd’hui les conditions de travail au sein de cette socit suisse ? Gardez-vous des contacts avec celles et ceux qui ont bnfici de votre action ?

Flexblues : Nous n’en avons pas la moindre ide. Comme on le disait, l’antenne belge a cess d’exister. Nous savons juste que le responsable de l’enqute au sein de bluecomm a t remerci. Nous vous encourageons cependant prendre contact avec Bluecomm pour plus de prcisions.

M. Philippe Barthollet, Directeur
BlueComm SA
Rue de l’Ancien-Port 14
1201 Genve
Tlphone : 022 901 08 32
Fax : 022 901 08 31

qui appartient Bob ? A-t-il vocation agir dans d’autres secteurs que celui de l’enqute marketing ?

Bob le prcaire : Je suis une entit immatrielle en copyleft, dont le cot de rduplication est proche de zro ( l’instar d’un fichier numrique sans DRM). J’appartiens tous les travailleurs prcaires qui veulent lutter. Je ne fais que proposer des outils de communication et de politisation aux prcaires. J’incarne une alternative et un complment aux combats syndicaux classiques qui sont mal adapts au nouveau capitalisme. Je m’attache conspirer dans les univers particulirements touchs par le travail prcaire. L’HoReCa en est un.

Parlez-nous plus avant de la question du secteur HoReCa. Quels sont les difficults que vous avez identifies et quelles sont les rponses que vous essayez de mettre en œuvre ?

Bob le prcaire : On peut noter le recours extrmement frquent au travail au noir, avec toutes les consquences qu’il a pour les travailleurs, ou mme le contrle mafieux du secteur avec des cas trs glauques Lige, mais je parlerai plutt des chanes commerciales comme Macdo, sodhexo, ikea, hm et Mickey. Le travail y est prcaire, la flexibilit la minute prs, le turnover incessant, la qualification souvent bien au-dessus du travail effectu, le client roi. Et les droits sociaux de l’ge de nos arrire-grands-parents. Ceux qui travaillent dans ces chanes commerciales s’identifient souvent aux « valeurs » marketing prnes par ces entreprises. Mais tous rvent de se casser, de trouver mieux. Ils vivent ces boulots comme transitoires. Mais la prcarit n’est pas transitoire. Elle devient commune. Pour nous, il n’est pas fondamental de mner une lutte dans un MacDo’ — quoique il y a eu des russites dans ce genre de lutte en France. Nous pensons qu’il est prfrable de travailler en amont. Certes, dnoncer le travail prcaire produit par ces institutions capitalistes, mais surtout lutter pour un welfare qui modifie fondamentalement ce qui produit cette prcarit. Notre stratgie est la contamination et le peer-to-peer avec les diffrents rseaux sociaux des mtropoles qui alimentent soit comme travailleurs, soit comme clients, souvent les deux, ces entreprises. C’est l o cela circule et o cela change que Bob doit tre prsent. Sa devise : « Inspire le conflit, conspire prcaire ».

Flexblues : Le secteur de l’HoReCa esr pour le moment difficilement attaquable avec les moyens dont nous disposons. Nous cherchons des voies d’accs moins frontales pour travailler sur cette question.

Concrtement que comptez-vous faire, notamment avec le prix reu ce jour par la Ligue des droits de l’Homme ?

Flexblues : Nous avons dcid de crer un fonds de solidarit qui servira (pr)financer des actions judiciaires menes par des prcaires. Nous sommes en train de crer une ASBL pour grer ce fonds, auquel nous appelons d’ailleurs tout un chacun qui se sentirait solidaire de notre propos participer en versant une participation.

Par ailleurs, nous allons prniser Flexblues, qui n’tait au dpart que le label sous lequel se sont runis les grvistes, en tant que structure de soutien aux prcaires en lutte et de point de contact pour les personnes qui souhaitent se joindre la lutte biosyndicale. Pour ce faire, nous souhaitons ouvrir un local Lige, dans lequel il sera possible d’assurer des permanences, d’organiser des runions, de mutualiser certaines ressources (bibliothque, connexion internet).

Dans ce cadre, nous nous nous sommes d’ailleurs fixs comme principale priorit pour les mois qui viennent de mener un travail de recherche sur le prcariat. Nous voulons mieux comprendre, aussi bien qualitativement que quantitativement, la nature de la situation, la manire dont les prcaires vivent leur condition. Aujourd’hui, c’est l quelque chose de trs peu clair, dont il est trs rarement question. Il s’agit aussi de crer des outils dont nous esprons qu’ils seront rutiliss par d’autres prcaires pour mettre des mots sur notre situation, pour construire une identit commune.

Dernire question, Bob. Le prix que vous recevez ce jour porte le nom d’une militante fministe et antiraciste. Existe-t-il aujourd’hui une Bobette la prcaire ou un Bob le prcaire tranger ?

Bob le prcaire : Je n’ai pas de sexe, je n’en ai jamais eu. Je suis autant Bob le prcaire que Bob la prcaire. Les femmes constituent la premire des minorits et le sexe du travail prcaire est sans nul doute fminin.

Le prcariat est une majorit, au moins en puissance, mais c’est une majorit constitue de minorits. Le modle majoritaire, au sens culturel et symbolique, est dmographiquement extrmement minoritaire.

En m’inspirant de Naomi Klein, je dirais qu’une des spcificits du combat fministe de ces quarantes dernires annes t d’arriver faire considrer un certain nombre de tches assumes par les femmes comme du travail part entire. Je ne fais que prolonger ce combat en m’attachant faire reconnatre toutes les formes de travail invisible.

Quant aux migrants, leur prcarit est la pire de toutes, cele ne fait aucun doute. Et, quand on voit ce qui se passe dans les centres ferms en Belgique, on quitte bien souvent, les concernant, le domaine des droits conomiques et sociaux, pour tomber dans des atteintes des liberts encore plus fondamentales. Les prcaires rebelles sont parfaitement conscients de cet tat de fait.

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Dernière mise à jour du site : 16 mai 2008