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Qui sommes-nous ?

Nous sommes des ex-employés de la société BlueComm, nous fûmes les petites mains d’une enquête sur l’« esprit d’entreprise » en Wallonie. Nous avons fait grève pour protester contre nos conditions de travail et une rémunération misérable. Et nous avons gagné. Flexblues est notre identité collective.

Ça c’était le passé, maintenant l’avenir est ouvert et d’autres combats se préparent.

Accord en vue

24 février 2006

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Cinq représentants du collectif Flexblues ont rencontré un représentant de notre employeur cette après-midi à Liège, en vue de négocier un accord permettant de sortir du conflit dans lequel nous nous trouvons. Cette rencontre s’est déroulée de façon positive.

Un projet d’accord semble émerger sur les points suivants, que nous avons exprimé et que notre interlocuteur a jugés recevables sous réserve de l’accord de sa hiérarchie :

  • Norme de deux heures de travail (contre une actuellement) par questionnaire, chaque heure étant payée 12 EUR brut. Abandon du mécanisme des heures supplémentaires.
  • Remboursement forfaitaire des frais encourus (téléphone, déplacement, boisson,...) de 4 EUR par questionnaire rempli. Cette somme ne comprend pas l’envoi éventuel des questionnaires directement en Suisse.
  • Séparation entre la notion de validité d’un questionnaire et la notion de validité du travail effectué. Dans le souci d’améliorer la crédibilité scientifique de son travail, l’employeur peut invalider tous les questionnaires qu’il souhaite, pour les raisons qu’il souhaite, mais il ne peut sanctionner un enquêteur que s’il y a eu faute de la part de ce dernier. Les questionnaires correctement remplis (c’est-à-dire remplis en respectant les indications fournies par l’employeur) doivent être payés, même s’ils ne sont pas retenus dans l’enquête. Le principe — clairement reconnu en droit belge, soit dit en passant — est celui que tout travail presté est un travail qui doit être payé.
  • Reconnaissance par l’employeur de la nécessité qu’il y a à créer une délégation syndicale au sein de l’entreprise pour permettre l’expression du point de vue des travailleurs. La petite taille de l’entreprise ou le statut temporaire des travailleurs ne doivent pas empêcher l’existence d’un dialogue social.
  • Nous avons également demandé copie du réglement de travail et une modification des dates et des horaires de travail, pour que les chômeurs puissent prester des journées complètes de 8h plutôt que de répartir les heures prestées sur un trop grand nombre de jours.

Le délégué de l’employeur s’est engagé à nous signifier son accord sur ces points pour lundi 18h au plus tard. En cas d’issue positive à cette négociation, un communiqué commun sera publié par l’employeur et Fleblues pour préciser les termes de l’accord. Dans le cas contraire, notre collectif reste mobilisé et prêt à entreprendre d’autres actions.

Le délégué de notre employeur a exigé que son nom ainsi que celui du commanditaire de l’enquête n’apparaisse plus sur notre site web. Nous avons accepté cette condition de façon temporaire et avons décidé d’autocensurer notre site web. Si un accord n’est pas trouvé lundi, l’ancienne mouture des textes reviendra bien évidemment en ligne.

Pour le collectif Flexblues,
Bob le Précaire

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Dernière mise à jour du site : 16 mai 2008