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Les fichiers de syndication suivants sont disponibles :


Qui sommes-nous ?

Nous sommes des ex-employs de la socit BlueComm, nous fmes les petites mains d’une enqute sur l’« esprit d’entreprise » en Wallonie. Nous avons fait grve pour protester contre nos conditions de travail et une rmunration misrable. Et nous avons gagn. Flexblues est notre identit collective.

a c’tait le pass, maintenant l’avenir est ouvert et d’autres combats se prparent.

Migrants, précaires et nouvelles luttes syndicales

Brève postée le samedi 29 mars 2008

La prcarit est une mdaille deux faces. tre prcaire, cela veut dire pouvoir accumuler des connaissances, des savoir-faire et des habilits assez diverses par le biais du travail et des expriences de vies. On pense que c’est une chance. Mais tre prcaire, c’est aussi tre vulnrable, en inscurit permanente, souvent pauvre et sans protection sociale adquate.

La prcarit touche de plus en plus de gens en Europe. Surtout parmi les migrants et les jeunes. Et cela ne risque pas de s’inverser si l’on reste assis attendre des jours meilleurs.

C’est ce qui a pouss le collectif Flexblues vouloir rencontrer, changer avec des prcaires, des activistes et des syndicalistes ; faire une analyse des besoins ; imaginer comment crer des collaborations efficaces.

Et cela commence par une rencontre...

samedi 12 avril, au Beau Mur 48Rue du Beau Mur. 4030 Grivegne

11h-13h : Prsentation de plusieurs projets

— Justice for janitors par Valery Alzagua (USA)

— Beteretoekomst par Juliano Vieira (Hollande)

— Chainworkers par Alex Foti (Italie)

— Precari@s en Movimiento par Javier Toret (Espagne)

— Campagne d’affiliation de sans-papiers la FGTB-Lige par Sidi Katumwa (Belgique)

14h-16h : Trois ateliers de reflexions

— Sans-papier et travail syndical. Comment affilier ce qui bouge tout le temps ?

— Intrigues narratives et dramaturgies esthtiques dans les luttes syndicales. Pour quelle efficacit ?

— Inventer une stratgie syndicale gagnante dans un rseau complexe de multinationales, de sous-traitants et d’institutions nationales diffrentes. Quels problmes ? Quelles solutions ?

16h-17h : Retour en pleinire et fin des changes.

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Communiqué  l’occasion de la remise par la Ligue des droits de l’Homme du Prix Régine Orfinger-Karlin 2006  Bob le Précaire

Brève postée le jeudi 7 décembre 2006

Bob reoit un prix alors que ses amies subissent la loi d’une prcarisation toujours plus intrusive, alinante, une prcarisation qui explose la socit en une myriade d’individus atomiss, dtruits, qui la seule perspective donne est la survie. « Nos » industries polluent encore et toujours mais on nous propose de « choisir notre fournisseur d’nergie (verte) » comme si c’tait a le progrs ; le fait que certains choix n’ont de sens que quand ils sont collectifs est absolument ignor. On nous dit que nous devons tre les entrepreneures de nous-mme, que nous devons nous rendre « employables ». Foutaises.

Le motif de notre colre, de celle-ci en tout cas, fut ce discours totalitaire sur « l’esprit d’entreprise » qui percole dans nos veines et menace d’atteindre nos centres nerveux, cet « esprit d’entreprise » que la fondation Free (notre ancien employeur-via-sous-traitant) est mme paye par les pouvoirs public pour promouvoir, nouvelle religion qu’on enseignera mme l’cole laque. C’est la marchandisation de l’enseignement qui est l’avenir promis par tous nos gouvernants unanimes dans leur dvotion l’idole absurde du « dveloppement conomique » : les mmes seront des « entrepreneurs » avant de savoir lire, avant de savoir rflchir, avant de savoir aimer. C’est assez inquitant.

Nous, les prcaires, nous le savons, nous sommes bien plus cratifs et socialement utiles que les « jeunes entrepreneurs » qu’on cherche nous imposer en modles. Nous sommes plus cratifs malgr les chelles gratuites qu’on donne aux capitalistes pour monter encore plus vite vers les sommets de l’accumulation ; malgr les batons qu’on nous met par dizaines dans les pieds, dans les roues. Nous, les prcaires, jonglons avec trois vie, faisons parfois trois jobs en mme temps, sommes les utilits du systme, l’huile dans les rouages, les petites mains partout sans quoi rien ne « fonctionnerait ». Nous sommes pays des clopinettes, malgr tout.

Notre socit est surtout malade de son fric. Le principal enjeu est simplement de mieux le rpartir, pas d’inventer mille nouvelles btises vendre pour courir l’absurde poursuite d’une croissance, par principe, qui sera notre mort au rythme o c’est parti.

Aujourd’hui en Belgique, les sans-papiers croupissent en attendant le dblocage hypothtique de la conjoncture politique et reportent aux prochaines lections fdrales leur espoir lgitime de voir leur situation prise en considration. Comment peut-on vivre aujourd’hui dans une grande ville sans avoir le moindre revenu ? La question n’est pas politiquement correcte et on n’y rpond pas. Mystre. Pendant que Verhofstadt joue les VRP de Volkswagen (un pas en arrire, trois pas en avant), pendant que les puissants font semblant de s’indigner (ou peut-tre de dcouvrir) qu’il est vraiment trs embtant de perdre son emploi, nous sommes nombreux tre simplement rays des statistiques. Les militants du collectif sans ticket (CST) ont t condamn dans l’indiffrence gnrale de lourdes amendes, traitement rpressif absolument inique pour un combat exemplaire. Et le silence politique a pesamment repris ses droits sur la question essentielle qu’ils posaient : comment peut-on vivre dignement sans avoir le droit de se dplacer ?

Cependant, nous ne nous arrtons pas. Nous recrons des biens communs l’poque o la doxa ne jure que par la proprit prive d’individus soi-disant « libres ». Nous, nous inventons ce que le mot libert peut signifier d’autre que le droit d’avilir son prochain. Nous ouvrons des squats pour nous loger dans une socit qui tolre toujours que le droit de chacun avoir un tot soit purement virtuel. Nous faisons vivres des mdias alternatifs. Nous voyageons travers l’Europe, parlons toutes les langues. Nous roulons vlo au milieu des auto-immobilistes englus les uns par les autres. Nous dmontons la publicit et ses mcanismes pervers qui colonisent nos esprits. Nous crivons des logiciels libres qui sont utiliss jusque dans les officines de l’Empire (mais nous serions des inutiles, des poids morts qu’il faut « activer » disent M. Vandenbroucke et ses amis). Nous sommes des chmeurs et nous n’en avons pas honte. Nous sommes des tudiants, des travailleurs temporaires, flexibles, corvables. force de nous entendre dire que nous sommes une classe dangereuse, mme si nous n’en avons pas envie, nous allons finir par le devenir.

Bientt, nous serons majoritaires. La condition de prcarit est de plus en plus rpandue, ici comme ailleurs. On parle de dizaines de pourcents d’entre les « citoyens » (mais ce mot a-t-il vraiment un sens quand la reprsentation politique tient plus de l’oligarchie hrditaire que de la dlibration entre gaux). Sauf quelques gros dtenteurs de capital et quelques rentiers du pouvoir, chacun d’entre nous doit aujourd’hui s’inquiter pour son avenir. Les femmes, les jeunes, les migrants sont en premire ligne.

Nous demandons la garantie de revenu, dont nous dpendons tellement pour crer, pour nous-mme, pour nos proches et pour tous. Nous voulons la libert d’changer nos savoirs, nos biens, numriques ou non, nous voulons le droit la mobilit, nous voulons des bus et des trains gratuits, la cration de nouveaux services publics accessibles tous.

Nous ne faisons que nous approprier ce qui nous revient de droit, nous redonnons sens au mot solidarit, qui n’est pas ce slogan dvoy dans la bouche des crypto-partisans du capital, nous ouvrons des brches dans un horizon bouch.

sign : Bob la prcaire et ses amies

Ce texte est en copyleft

Vous pouvez aussi écouter la conférence de presse organisée par la Ligue des droits de l’homme ainsi que le dossier de presse :

MP3 - 24 Mo
Enregistrement de la conférence de presse du 7 décembre 2006, au musée de la Résistance.
PDF - 367.6 ko
Le dossier de presse

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Bob sur Radio Panik

Brève postée le lundi 24 avril 2006

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Bob le Prcaire tait l’invit de l’mission « Microcit » sur Radio Panik le 26 mars, il y a de a quelques semaines. En voici l’enregistrement (attention, a fait quand mme 122 Mo en mp3 haute qualit). Merci Tamara et l’quipe de Microcit pour le fichier, lequel est diffus sous licence Creative Commons BY-NC.

MP3 - 121.6 Mo
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Fin du conflit syndical au sein de la société BlueComm

Brève postée le mardi 28 février 2006

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Bob le Prcaire a reu aujourd’hui, au nom du collectif Flexblues, les nouveaux contrats proposs par BlueComm suite aux ngociations de vendredi et d’hier. Nous avons le plaisir d’annoncer que nos revendications sont prsent globalement satisfaites.

Le calcul de la rmunration des enquteurs sur une base de 2 heures de travail par questionnaire rempli est accepte par les deux parties comme un compromis honorable. Cet accord reprsente un doublement de la rmunration de base par questionnaire (passage de 12 EUR brut 24 EUR brut). Le remboursement d’une somme forfaitaire de 4 EUR (hors frais postaux) par questionnaire est galement accepte.

Le seul point sur lequel nous n’avons pas obtenu gain de cause est la mise en place d’une reprsentation syndicale au sein de la socit BlueComm.

Avant de les signer, nous devons encore faire vrifier la solidit juridique des contrats, ce qui devrait se faire rapidement. Les nouveaux contrats seront envoys tous les enquteurs par l’employeur, y compris aux non-grvistes.

Nous tenons galement souligner que nous sommes heureux que cette situation ait pu tre rgle l’amiable plutt que par une procdure judiciaire. Le conflit entre Bob le Prcaire et la socit BlueComm se termine donc ici. Nous dplorons par contre l’absence totale de raction notre gard du commanditaire de l’enqute pour laquelle nous travaillons, la fondation Free.

Nous esprons cependant que les pouvoirs politiques, syndicaux et mdiatiques se sentiront interpells par notre lutte qui a mis en lumire certaines pratiques du march du travail qui sont tout fait inacceptables et qui appellent donc des mesures consquentes, en termes de cration de droits (en particulier en matire de scurit sociale) pour les travailleurs prcaires mais aussi, plus fondamentalement, en repensant cerains aspects de la faon dont travail et revenu sont articuls aujourd’hui. Nous aurons trs probablement l’occasion de revenir sur ces diffrentes questions dans un futur proche et, de manire gnrale, sur les enjeux de cette grve d’un nouveau type qui a oppos leur employeur des travailleurs ne disposant de quasiment aucun moyen de pression.

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Perplexblues

Brève postée le mardi 28 février 2006

Nous avons comme convenu reu un mail de Bluecomm avec la rponse nos revendications. Sur les 5 points de revendication, les points 2, 3 et 5 ont t accepts par la direction suisse.

Le point 4 a t refus mais nous dcidons de ne pas insister.

Le ngociation coince sur le point 1 ; savoir 2 heures prestes par questionnaire. Bluecomm ne veut pas revenir l-dessus, mme si ils acceptent l’ide d’heures supplmentaires. Nous trouvons cela inacceptable et nous leur avons tlphon pour le faire savoir. Par ailleurs, nous n’avons toujours pas reu les contrats.

Au bout du fil, la direction nous fait savoir que ce n’est pas possible de ngocier ce point. Nous, on lui rpond gentiment que si, c’est possible. Nous cloturons la discussion et formulons le dernier ultimatum avant la deuxime phase de flexblues :

Nous voulons les contrats pour ce mardi 14h avec le point 1 intgr.

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Accord en vue

Brève postée le vendredi 24 février 2006

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Cinq reprsentants du collectif Flexblues ont rencontr un reprsentant de notre employeur cette aprs-midi Lige, en vue de ngocier un accord permettant de sortir du conflit dans lequel nous nous trouvons. Cette rencontre s’est droule de faon positive.

Un projet d’accord semble merger sur les points suivants, que nous avons exprim et que notre interlocuteur a jugs recevables sous rserve de l’accord de sa hirarchie :

  • Norme de deux heures de travail (contre une actuellement) par questionnaire, chaque heure tant paye 12 EUR brut. Abandon du mcanisme des heures supplmentaires.
  • Remboursement forfaitaire des frais encourus (tlphone, dplacement, boisson,...) de 4 EUR par questionnaire rempli. Cette somme ne comprend pas l’envoi ventuel des questionnaires directement en Suisse.
  • Sparation entre la notion de validit d’un questionnaire et la notion de validit du travail effectu. Dans le souci d’amliorer la crdibilit scientifique de son travail, l’employeur peut invalider tous les questionnaires qu’il souhaite, pour les raisons qu’il souhaite, mais il ne peut sanctionner un enquteur que s’il y a eu faute de la part de ce dernier. Les questionnaires correctement remplis (c’est--dire remplis en respectant les indications fournies par l’employeur) doivent tre pays, mme s’ils ne sont pas retenus dans l’enqute. Le principe — clairement reconnu en droit belge, soit dit en passant — est celui que tout travail prest est un travail qui doit tre pay.
  • Reconnaissance par l’employeur de la ncessit qu’il y a crer une dlgation syndicale au sein de l’entreprise pour permettre l’expression du point de vue des travailleurs. La petite taille de l’entreprise ou le statut temporaire des travailleurs ne doivent pas empcher l’existence d’un dialogue social.
  • Nous avons galement demand copie du rglement de travail et une modification des dates et des horaires de travail, pour que les chmeurs puissent prester des journes compltes de 8h plutt que de rpartir les heures prestes sur un trop grand nombre de jours.

Le dlgu de l’employeur s’est engag nous signifier son accord sur ces points pour lundi 18h au plus tard. En cas d’issue positive cette ngociation, un communiqu commun sera publi par l’employeur et Fleblues pour prciser les termes de l’accord. Dans le cas contraire, notre collectif reste mobilis et prt entreprendre d’autres actions.

Le dlgu de notre employeur a exig que son nom ainsi que celui du commanditaire de l’enqute n’apparaisse plus sur notre site web. Nous avons accept cette condition de faon temporaire et avons dcid d’autocensurer notre site web. Si un accord n’est pas trouv lundi, l’ancienne mouture des textes reviendra bien videmment en ligne.

Pour le collectif Flexblues,
Bob le Prcaire

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Nous sommes flexibles mais ils ne nous plieront pas !

Brève postée le jeudi 23 février 2006

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Comme prvu, entre 20 et 30 enquteurs de BlueComm se sont runis devant la Bourse (Bruxelles) 13h30. Nous tions masqus afin de symboliser l’invisibilit du travail que nous effectuons. Nous avons mis en scne un march aux travailleurs prcaires. Ceux-ci proposaient leur savoir-faire, pouvant tre utlis pour tout type d’emploi et des tarifs dfiant toute concurrence.

Nous avons distribu plusieurs centaines de tracts pour sensibiliser le public notre situation et la gnralisation des emplois flexibles, phmres et sous-pays.

Par ailleurs, nous nous tonnons de l’absence de raction de la Fondation Free, commanditaire de cette enqute sur l’esprit d’entreprendre. Nous estimons en effet que cette fondation, ayant dcid de s’adresser Bluecomm, est au moins en partie responsable de nos conditions de travail. A ce titre, il nous semblerait normal que la Fondation Free et ses associs se positionnent dans le conflit qui nous occupe et fassent en sorte que leurs employs indirects bnficient des droits sociaux lmentaires et de revenus dcents.

Enfin, nous tenons signaler que nous rencontrerons la socit Bluecomm demain pour essayer de trouver un accord satisfaisant pour les travailleurs.

Pour le collectif Flexblues, Bob le Prcaire

+ de photos sur CeMAB.be

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Bob le Précaire toujours en grève

Brève postée le mercredi 22 février 2006
Rendez-vous jeudi 13h30 devant la bourse

Nous prenons bonne note des diffrentes dclarations de M. Barthollet reprsentant de Bluecomm, dans lesquelles nous voyons enfin une certaine bonne volont, il nous semble cependant que tout cela reste encore bien flou.

Nous aimerions donc revenir sur les points suivants.

Tout d’abord, nous sommes trs heureux que Bob, notre porte-parole, ait enfin reu un exemplaire de contrat. Permettez toutefois que nous soulignions qu’il est pour le moins tonnant que les contrats soient « en cours d’laboration » fin fvrier alors que nous sommes engags depuis dcembre et qu’il tait initialement prvu que notre travail se termine le 28 janvier. Certains sont « incapables de faire remplir des questionnaires en 50 minutes », d’autres n’arrivent pas rdiger des contrats en 8 semaines... O est l’anomalie ? A ce sujet, lorsque M. Barthollet dit qu’il est « pure calomnie » d’affirmer que la socit Bluecomm encourage le travail au noir, nous pouvons retourner cette affirmation et fournir les mails et les enregistrements audio prouvant nos dires.

Quant au contenu du contrat, nous l’tudierons plus en profondeur trs prochainement mais aprs une premire lecture, il nous semble qu’il ne rponde pas nos demandes. Ainsi, il reste bas sur le temps ncessaire pour faire remplir l’enqute (soit dit en passant, nous maintenons, pour l’avoir expriment, que cela prend largement plus de 50 minutes) alors que nous demandons que soit galement pris en compte le temps pour trouver les personnes correspondant aux critres et le temps de dplacement. De plus, ne sont toujours pas pris en compte non plus les frais occasionns par ces dmarches. Enfin, le tarif horaire propos n’est pas diffrent du tarif initialement prvu.

En attendant d’avoir d’autres propositions de la part de Blucomm ce sujet, nous gardons donc les enqutes remplies en notre possession, et nous invitons nos sympathisants et les journalistes venir demain jeudi 13h30 devant la Bourse (Bruxelles) o nous organisons une petite action pour exprimer notre mcontentement.

Le collectif Flexblues

Contact : Bob le Prcaire (0499.39.29.38.)

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Premiers échos médiatiques

Brève postée le mercredi 22 février 2006

Quelques articles dans la presse de ce matin font cho notre grve. Voici le texte de l’article du journal Le Soir de ce jour, sign par Hugues Dorze.

Bob le Prcaire ne sonde plus

Des jobistes belges dnoncent les conditions de travail d’un institut de sondage suisse.

C’est l’histoire de Bob le Prcaire et de sa bande. Ils sont tudiants, chmeurs, employs temps partiel. Ils ont dcroch, en dcembre dernier, un job d’enquteur pour BlueComm, un petit institut suisse de sondage. Ils sont aujourd’hui « en grve ». L’objet du litige ? Leurs conditions de travail qu’ils jugent « particulirement mauvaises ».

Ces quarante travailleurs doivent sonder l’opinion des 15-24 ans en Wallonie et Bruxelles. L’tude porte sur « l’esprit d’entreprendre ». L’organisme commanditaire est la fondation belge Free, finance par plusieurs grosses entreprises (Electrabel, Fortis, Siemens, CNP,...).

Fin 2005, BlueComm a embauch trois chercheurs belges (ULg, UCL, ULB) chargs de recruter une quarantaine de sondeurs. Ceux-ci doivent coordonner 650 interviews en face face. « Un job prcaire ! » estiment aujourd’hui les intresss. Qui dnoncent l’absence de contrat de travail clair au moment du recrutement, des conditions salariales « insuffisantes », une procdure de validation des questionnaires « inacceptable ».

« Ds le dpart, on nous a incits travailler en noir pour plus de facilits, dplore l’un des jobistes, Nous avons demand maintes reprises un contrat de travail en bonne et due forme. Ce qui n’a jamais t fait. »

Pas de contrat de travail

Le salaire ? « Bien, 12 euros brut par questionnaire dment rempli. Nos frais de tlphone et de dplacement ne sont pas compris. Pour faire le travail, il faut compter 2 3 heures. Ce qui nous fait un salaire de 4 euros de l’heure ! » ajoute un autre enquteur recrut. Autre motif d’insatisfaction : le fait que la socit BlueComm se rserve le droit d’invalider unilatralement les questionnaires qu’elle juge mal libells.

Lundi soir, Bob le Prcaire et ses collgues ont donc dcid de prendre en otage les questionnaires remplis. Ils ont cr un collectif baptis « Flexblues » et un site web de protestation (www.flexblues.be). Ils mneront une action de protestation jeudi matin devant la bourse de Bruxelles.

Leur but ? Pousser l’entreprise suisse revoir ses conditions de travail et attirer l’attention du grand public sur « la situation proccupante des travailleurs prcaires en Europe ».

Du ct de BlueComm, on ragit : « Les contrats de travail sont en cours d’laboration, assure depuis Genve son responsable Philippe Barthollet. La lgislation belge est difficile. Nous n’avons pas de sige social en Belgique. Mais tout devrait tre rgl d’ici peu. »

Les rmunrations ? « Nous sommes prts les revoir la hausse. Nous ne comprenons pas cette action d’humeur mene par une bande d’activistes de gauche qui veulent faire parler d’eux, ajoute Philippe Barthollet. S’ils sont incapables de raliser une enqute en 50 minutes, ils ne sont pas faits pour a ! ».

Quoi qu’il en soit, l’affaire fait dsordre. Y compris au sein de la Fondation Free fonde par quelques grands formats (Lippens, Frre,...) et soutenue par le gouvernement wallon. Laquelle ignore tout des conditions de travail... Vous avez dit esprit d’entreprendre ?

Hugues Dorze

Voici aussi un article de Louis Maraite paru dans les journaux du groupe Sud-Presse de ce mercredi.

Enquteurs sans contrat en grve

Des travailleurs qui enqutent sur l’esprit d’entreprendre en Wallonie-Bruxelles et qui... se mettent en grve, a ne manque pas de sel. Et pourtant.

Le 24 mars prochain, FREE, la Fondation (prive) pour la Recherche et l’Enseignement de l’Esprit d’entreprendre, organise Lige un colloque sur le sujet (infos : www.freefondation.be). Pour l’animer, elle commande un sondage auprs de 750 jeunes francophones de Belgique. « Aprs l’appel d’offres, c’est la socit suisse BlueComm, associe des services de l’UCL et de l’ULg, qui a remport le march. Elle prsentait une exprience de recherches sur le public cible. C’est ce qui a fait la diffrence » explique B. Surlemont, directeur de FREE. BlueComm recrute alors des travailleurs pour effectuer le sondage en rencontrant les jeunes en « face face ». « Les dlais dans lesquels ce travail est fait est tel que nous avons avanc sans avoir finalis les contrats pour nos enquteurs » explique M. Barthollet (BlueComm). « En plus, il y a trois types de contrats, qui ne sont pas ncessairement simples. Ils sont pour relecture finale chez Securex. »

Bob « le prcaire »

En attendant, des enquteurs, recruts parmi des tudiants et des chmeurs, ont cr un collectif, qui a lanc son site internet (www.flexblues.be) et se plaint des anomalies constates. « Sur le tarif propos par questionnaire (12 € en noir, 7,7 € en clair, pour plus de trois heures de travail), sur les encouragements prodigus pour que nous travaillions au noir, sur le non-remboursement des frais de tlphone et de dplacement » explique Bob « le prcaire ». Et les plaignants de retenir « en otage » les questionnaires dj complts tant que les contrats ne seront pas signs.

« Pures calomnies » rpond BlueComm. « Tous les enquteurs seront dclars, ce qui en embte certains, qui prfrent le noir. Ils seront pays 12 € de l’heure, pas par questionnaire et les frais seront rembourss. J’ai t plus contact par des journalistes que par les enquteurs fchs... » Reste que le dbat fait un peu « dsordre » quand il s’agit d’encourager... l’esprit d’entreprendre chez les jeunes.

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La situation évolue, la mobilisation continue

Brève postée le mardi 21 février 2006

Rapide point sur la situation ce mardi soir : nous avons aujourd’hui reu une rponse de la socit BlueComm notre communiqu. Ses responsables se disent prts satisfaire nos revendications et nous ont propos pour la premire fois aujourd’hui un texte de contrat. Il s’agit l d’avances que nous ne ngligeons pas. On peut mme parler d’une vritable victoire si ces belles paroles devaient se concrtiser.

Toutefois, les choses semblent loin d’tre aussi claires puisque le contrat propos conserve la rmunration par dfaut de 12 EUR brut, en ouvrant cependant une possibilit d’obtenir le paiement d’heures supplmentaires. Nous n’avons pas obtenu de rponse l’heure actuelle au sujet du remboursement des frais et du processus de validation des questionnaires. Nous faisons galement examiner le contrat qu’on nous a propos par un juriste avant de nous prononcer sur le sujet.

Bref, face au flou qui demeure et aprs avoir t longtemps bercs de promesses par les responsables de BlueComm (ils nous promettent les contrats depuis 1 mois et demi !), le collectif Flexblues continue de se mobiliser et attend d’avoir du concret en main.

Pour marquer votre soutien et rencontrer les flexworkers en grve, un rassemblement est prevu ce jeudi 23 fvrier, devant la Bourse Bruxelles, 13h30.

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Grève au sein du personnel précaire de la société BlueComm

Brève postée le lundi 20 février 2006
Communiqué  la presse,  la société BlueComm et  la Fondation Free

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Nous sommes des travailleurs prcaires — tudiants, chmeurs,... —, engags en Belgique francophone par la socit suisse BlueComm pour faire remplir des questionnaires dans le cadre d’une enqute sur « l’esprit d’entreprise » parmi les jeunes Wallons et Bruxellois de la tranche d’ge 15-24 ans. Nous reprsentons la majorit des employs de cette socit en Belgique. Face des conditions de travail et de rmunration particulirement mauvaises et des pratiques qui nous semblent ne pas respecter nos droits lmentaires, nous avons dcid de nous mettre en grve, avec les revendications suivantes.

1) Les responsables de la socit Bluecomm ont explicitement incit les travailleurs prester au noir : aucune information sur les contrats n’tait disponible aux sances de briefing organises au moment du recrutement, on nous a incit travailler au noir pour plus de facilit, verbalement d’abord, puis par incitants salariaux. Ceux qui dsirent tre dclars ne recevrons pas les 12 € prvus par questionnaire, mais 7,70 € net. Les autres gardent 12 €. Aprs des demandes rptes, aucun d’entre nous n’a pu obtenir de contrat de travail. Nous disposons des preuves (courriels et enregistrement vocal) de ce que nous avanons.

Nous exigeons des contrats de travail en bonne et due forme.

2) Nous sommes pays de faon forfaitaire et non pas l’heure de travail. Nous avons droit 12 € (brut) par questionnaire rempli, alors que, tout compris, le temps estim pour en remplir un est en moyenne de 2 3 heures. Nos frais de tlphone et de dplacement ncessaires pour trouver les personnes interroger (l’enqute est conduite selon la mthode dite « des quotas », ce qui implique l’obligation pour les enquteurs de trouver des profils prcis) ne sont pas rembourss, sauf les timbres pour renvoyer les questionnaires remplis BlueComm et les boissons (« non alcoolises ») qu’on aurait d offrir... Nous recevons donc un salaire qui tourne autour de maximum 4 € de l’heure (sans prendre en compte les cots non quantifiables).

Nous exigeons une rtribution forfaitaire nette de 25 € par questionnaire et le remboursement complet des frais.

3) La socit BlueComm se rserve dans l’tat actuel des choses le droit d’invalider unilatralement les questionnaires que nous remplissons. Nous ne sommes pas pays pour les questionnaire invalids.

Nous exigeons une modification de la procdure de validation des questionnaires.

Nous transmettrons BlueComm les questionnaires remplis (que nous avons pour le moment dcid de conserver titre de moyen de protection, drisoire sans doute, mais qu’importe) quand ces trois conditions seront rencontres.


Par ailleurs, nous constatons que la socit BlueComm et ses pratiques indfendables ne sont que les sous-traitants d’un organisme belge ayant pignon sur rue : la fondation Free, elle-mme compose du gratin conomique belge (Compagnie Nationale Portefeuille s.a., Electrabel, Fortis Banque s.a., GlaxoSmithkline Biologicals s.a., Lhoist s.a., Groupe Siemens Belgique/Luxembourg s.a., Sonaca s.a.). Ceci appelle, nous semble-t-il, une raction vis--vis de BlueComm de la part de ces diffrentes structures si elles ne veulent pas tre assimiles aux pratiques de leur sous-traitant.


Si nos revendications ne sont pas satisfaites avant mercredi 23h07, nous organiserons des actions de protestation dans l’espace public pour dnoncer les pratiques dont nous sommes victimes (nous donnons d’ores et dj rendez-vous la presse devant la bourse jeudi 13h30). Nous avons dcid de donner notre mouvement le nom de Flexblues et nous avons ouvert le site web http://flexblues.be/ sur lequel vous trouverez d’ici peu des informations complmentaires.

Pour plus d’information, veuillez contacter notre porte-parole Bob le Prcaire au numro 0499.39 29 38.

Sign : le collectif Flexblues

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Dernière mise à jour du site : 16 mai 2008